Homo Paris
19/11/2017

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Indonésie. “LGBT”, un sigle qui fait peur

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Oui Oui Indonésie. “LGBT”, un sigle qui fait peur
L’intellectuel et militant “LGBT” Hendri Yulius s’interroge sur la pertinence de ce terme en Indonésie. En effet, depuis qu’il y est entré dans le langage courant en 2016, ce sigle a provoqué un vent de “panique morale” instrumentalisé par les groupes politiques et religieux conservateurs.

À la différence du Front de défense de l’islam (FPI), dont les milices utilisent depuis des années les razzias et la violence physique contre les lesbiennes, gays, bisexuels et trans (LGBT), l’Alliance pour l’amour de la famille (AILA), composée de juristes chevronnés, a choisi l’arme de la criminalisation. En 2016, cette alliance musulmane fondamentaliste a demandé à la Cour constitutionnelle d’inclure dans le Code pénal les relations et les pratiques homosexuelles et de bannir à la télévision tout contenu lié à “des comportements LGBT”.

Bataille sémantique

Même si les législateurs n’ont pas encore tranché, l’auteur Hendri Yulius souligne, dans un éditorial publié dans le Jakarta Post, les changements que cette offensive d’AILA et la soudaine popularisation du terme “LGBT” ont provoqué dans le paysage du genre et de la sexualité en Indonésie : “Au cours de la dernière décennie, l’apparition d’hommes aux manières efféminées à la télévision ou au cinéma était chose courante.” Et le militant cite nombre de vedettes indonésiennes travesties ou transgenres. On les surnommait à l’époque banci, bencong ou encore waria, mot-valise formé à partir de wanita, “femme”, et de pria, “homme”, en indonésien.

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